Véronique Gault

13 décembre 2016

Casting

Nouvelle publiée dans le recueil collectif 2016

de la ville de Neuilly-Plaisance

Afficher l'image d'origine

Extrait : 

  • Catherine ? répond Dieu, surpris. Ça faisait longtemps que tu n'étais pas venue au séminaire.

  • Oui, mais cette année, j'ai pas cours. Le séminaire tombe pendant les vacances scolaires.

  • Ok, je te file les... Catherinettes ? On va les appeler comme ça. Mais pas celles qui ont plus de vingt-cinq ans, faut pas exagérer. Ça te va ?

  • Parfait, Seigneur.

Posté par matata à 18:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]


21 novembre 2016

L'année de La tendresse

Nouvelle publiée dans le recueil "Je, tu, ils, nous" 

aux éditions Anyway, dans le cadre de 

la journée internationale du handicap.

Afficher l'image d'origine

Les bénéfices seront reversés intégralement

à Handicap international

Je, tu, ils, NOUS - Papier

Ouverture des ventes le 03 décembre 2016

http://www.anywayeditions.com

Extrait : " Vous savez, poursuivit-il, l'amour et l'aventure, pour moi, c'est pareil. C'est comme un voyage. Ma mère dit quelquefois que ce sont mes deux mamelles ! Elle dit aussi que j'ai de la chance, parce que je suis né l'année de La tendresse, et que c'était comme si j'étais tombé dans une potion magique."

 

Un avis sur Les chroniques de Pez

Posté par matata à 12:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 octobre 2016

Hannah

Micro-nouvelle publiée dans la revue littéraire

L'Inventoire

http://www.inventoire.com/vos-textes-a-partir-de-marie-darrieussecq-etre-ici-est-une-splendeur-vie-de-paula-m-becker/

Hannah

Extrait : " Depuis que notre fils aîné s’est tué dans un accident de cheval, elle s’est enfermée dans un carcan aussi sombre que les cheveux qu’elle ne déploie plus sur ses épaules. L’austérité et le mépris se sont emparés d’elle. "

Posté par matata à 15:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 octobre 2016

La Mouche

Nouvelle publiée dans le premier numéro 

de l'Indé Panda, nouveau magazine littéraire gratuit

https://lindepanda.wordpress.com/

couv-1

Extrait : "Je suis un guerrier bien décidé à en découdre. Je déjeune copieusement, histoire de faire ensuite une longue sieste en prévision de la nuit qui s'annonce sanglante et meurtrière. Après, je me préparerai du café. Corsé. Serré. Et je jure devant l'Eternel que je tuerai cette chienne. "

Télécharger le numéro 1 : https://lindepanda.files.wordpress.com/2016/09/idp1.pdf

Un avis sur  La boîte de Pandore

 

Posté par matata à 17:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 juin 2016

La cathédrale des souris

1er prix du concours de nouvelles du festival

Polar à la plage / Ancres noires

Afficher l'image d'origine

Extrait : " Pépé et mémé se disputaient souvent. Je les entendais à travers le mur, quand je faisais mes devoirs après l'école. Je ne comprenais pas tout, parce que ma grand-mère criait la plupart du temps dans sa langue maternelle. Il était question de « putana », « cazzo », « pompino », et autres richesses du vocabulaire italien. Quand elle se lançait dans ses vociférations, on entendait à chaque fois claquer la porte de leur appartement et des pas dévaler l'escalier jusqu'au rez de chaussée. Mon grand-père partait, sans un mot, pour quelques minutes qui parfois duraient des heures. "

 

Posté par matata à 12:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]


10 juin 2016

Sex bomb in Happyland

Nouvelle publiée dans le recueil collectif

des éditions du Basson

"les 12 meilleurs manières de renverser un gouvernement"

Extrait : " Les corps se dénudent, les tissus se déchirent, les canons de Navaronne se dressent. Les langues se délient et s'emmêlent avec les mains qui s'ébrouent. Les talons claquent et les regards s'embrument. Les cœurs palpitent au rythme des déhanchés. Les croupes se cambrent et la cavalerie sonne la charge lorsqu'elles accélèrent la cadence.  "

Posté par matata à 16:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Coups d'éclats

Deuxième prix de la nouvelle policière de Bessancourt

Extrait : " Avant qu’elle ne devienne obèse, Isabela aimait descendre en ville. Désormais, ça n’était plus possible. Trop grosse. Trop lourde. Alors, à seulement trente-six ans, elle passait ses journées chez elle, sur le pas de la porte pour mieux contempler le spectacle de la vie qui s'écoulait, comme le sang du peuple dans les veines de la favela Pereira da Silva. "

Posté par matata à 16:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Jus d'orage

Deuxième prix de la nouvelle policière

de la ville de Montrouge

Extrait : " La femme qui gisait à leurs pieds était de petite taille, et même si son corps avait été gorgé d'eau de mer, elle devait être, à l'origine, plutôt grasse. Impossible de lui donner un âge. Sa peau était tellement tendue que, si elle avait eu des rides, toutes avaient disparu. Elle aurait pu être âgée de quinze à soixante-dix ans.

  • Allez, à la louche, je dirai plutôt quarante ans, suggéra Le Bozec.

  • Vous ne vous mouillez pas trop.

  • Si, répondit-il en tenant fermement son parapluie, pensant qu’il s’agissait d’une question attentionnée.

  • Non, je veux dire… au niveau de l’âge de la victime, vous ne vous avancez pas trop."

Posté par matata à 16:25 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 avril 2016

Camping sauvage

Nouvelle publiée dans le recueil collectif du Trophée Anonym'us 2016

initié par Eric Maravelias ("La Faux soyeuse", éditions Gallimard)

 

Disponible également en téléchargement sur Atramenta

Extrait : " Le périph crachait ses fumées noires et la poterne des Peupliers avait un vieil air de syndrome dépressif. Le commandant Palmieri releva le col de sa veste. On était loin de l'été indien. Septembre touchait à sa fin et il faisait frisquet. Il scruta le ciel, tentant d'y voir la main de Dieu écarter les nuages, en vain.  "

Posté par matata à 18:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 avril 2016

Harmakhis et ses vingt femmes

Nouvelle publiée dans le recueil de nouvelles édité

dans le cadre du 20ème salon PolarLens

entourée par Gérard Streiff (http://www.gerardstreiff.fr/) 

et Bob Garcia (http://bobgarcia.fr/)

Extrait : " Je suis un sanguin. Je l'ai pris par le colback, le dos contre le parapet, et, je ne sais pas pourquoi, j'ai poussé un peu trop fort. Il est tombé. J'ai regardé autour de moi. Il n'y avait personne. J'ai raconté aux flics qu'il s'était jeté dans la Seine, comme ça, parce qu'il était dépressif et qu'il avait trop bu. C'est passé comme un suppo dans le cul d'un macchabée. Même pas mal."

Posté par matata à 10:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]